The 23rd session of the International Coordinating Council of UNESCO’s Programme “Man and the Biosphere”
The 23rd session of the International Coordinating Council of UNESCO’s Programme “Man and the Biosphere” has taken place in the city of Dresden from 28 June to 1 July 2011. The MAB ICC has added 18 new biosphere reserves (including Bras d’Or Lake) to the World Network, issued recommendations on periodic review reports of biosphere reserves and revised its own statutes. Many Canadian observers, including two members of the Sectoral Commission (Jean-Philippe L. Messier, Chair of the Canadian Biosphere Reserves Association as well as Stan Boychuk, Chair of the Canadian MAB Committee). View all documents and the main conclusions and recommendations of the 23rd ICC session at http://www.mab-dresden-2011.org/index.php?id=384&L=0
CBRA’s chair, Jean-Philippe L. Messier made a speach during the event :
«Monsieur le Président,
Les représentants de l’Association canadienne des réserves de la biosphère et du Comité Canada MAB tiennent tout d’abord à exprimer leur reconnaissance au Secrétariat du MAB pour l’importance primordiale accordée au Plan d’Action de Madrid et ce, tout au long de l’ordre du jour.
En particulier, nous aimerions souligner la pertinence de l’évaluation à mi-parcours du Plan d’Action de Madrid, à laquelle toutes les réserves de biosphère canadienne ont contribué. Le Canada avait une délégation d’une vingtaine de délégués à Madrid lors du congrès mondial, nous avions organisé une table ronde sur la collaboration entre les réserves de biosphère et le secteur privé, en plus de donner une conférence en plénière d’ouverture, pour la zone Europe et Amérique du Nord. Nous avions commenté les versions préliminaires du Plan et nous continuons, Monsieur le Président, d’être fortement interpellés par le PAM. Nous aimerions partager avec vous certains aspects de la réalité du programme MAB en sol canadien que l’exercice d’évaluation a permis de révéler :
D’une part, il va sans dire que les réserves canadiennes sont très engagées dans la mise en œuvre de la Stratégie de Séville et du Plan d’Action de Madrid. Toutes les réserves de la biosphère canadiennes se sont en effet conformées à la vision post-Séville, orientée sur les principes du développement durable; le comité Canada MAB a été revitalisé en août dernier; et enfin, l’Association canadienne des réserves de la biosphère apporte son soutien continu au réseau. Une résolution de notre association à l’attention du comité Canada MAB, adoptée lors de notre assemblée annuelle, réitérait d’ailleurs l’importance que nous accordons à l’engagement et la participation des collectivités locales dans les choix des nouvelles candidatures de réserves de biosphère ou dans les examens périodiques.
D’autre part, l’évaluation a permis de constater parfois une certaine déconnection entre certaines cibles du Plan d’action et les réalisations des réserves au niveau local. Cette situation s’explique en grande partie parce que les réserves agissent sur les problématiques locales ou régionales qui sont souvent assez différentes des préoccupations de la communauté internationale. Les ressources humaines et financières des réserves sont passablement limitées, forçant les acteurs à établir des priorités axées sur les besoins pressants du milieu.
Néanmoins, les réserves de biosphère canadiennes travaillent en réseau à l’échelle locale, nationale et internationale, et manifestent de plus en plus, dans leurs choix de collaborateurs, une solidarité accrue face aux autres réseaux existants de l’UNESCO :
Par exemple, nos réserves de biosphère continuent à renforcer leurs collaborations avec un large spectre d’autres réserves de biosphère à travers le Réseau mondial, notamment en Europe, en Russie et en Afrique de l’Ouest, particulièrement dans les domaines du partenariat avec le secteur privé (cible 27.1), des chartes d’engagement en développement durable (cible 26.2 sur les économies de qualités), des échanges étudiants (cible 28.1).
La Réserve de Manicouagan-Uapishka a participé à la rencontre d’experts “Biosphere Reserves and Earth Resources” dans les quartiers généraux de l’UNESCO à Paris, le 15 février dernier. Il est à noter que la Réserve a pu faire en sorte qu’un de ses partenaires industriels, Alcoa Canada, participe aux échanges en partageant sa vision de l’intérêt de collaborer avec Manicouagan et de se préoccuper de développement durable, en tant que multinationale minière, et ce dans le but de développer la capacité d’autres réserves à entrer en collaboration avec des acteurs similaires. Nous serions heureux de partager nos conclusions avec les Réserves ou leurs partenaires, présents aujourd’hui.
Nos réserves de biosphère continuent également de coopérer avec les Écoles associées de l’UNESCO sur leurs territoires en faisant valoir les valeurs du MAB sous forme de contenu pédagogique locaux. Un comité conjoint Écoles associées-Réserves de la biosphère a été créé cette année; ce comité a développé une vision et un plan d’action pour les 5 prochaines années.
En conclusion, les réserves de biosphère canadiennes bénéficient toujours d’un support financier du gouvernement du Canada, et ce jusqu’en 2013. Notre association bénéficie aussi, depuis peu, d’une subvention de 100 000 dollars canadiens sur 3 ans, accordée par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, pour faciliter le réseautage et l’échange de bonnes pratiques entre les réserves. Les réserves de biosphère canadiennes développent donc leur capacité de travailler en réseau, et je suis fier d’annoncer que ce projet est le 2e de la sorte, cette année, qui engage 100% du réseau canadien dans un objectif commun.
Monsieur le Président, je vous remercie de m’avoir permis de prendre la parole et j’espère que ces quelques éléments auront été utiles à l’auditoire. J’espère aussi que vous constatez comme moi que les réserves de biosphère canadiennes regardent vers l’avenir et innovent constamment afin d’atteindre les ambitieux objectifs du programme qui nous réunit tous ici aujourd’hui.» J.P. L. Messier 2011.