FAQ
- Que signifie le terme « biosphère » ?
- Qu’est-ce qu’une réserve de biosphère ?
- Qu’est-ce que le développement durable ?
- En quoi les réserves de biosphère sont-elles différentes des parcs ?
- Est-ce que les réserves de biosphère doivent toutes avoir une certaine superficie?
- Combien existe-t-il de réserves de biosphère ?
- Comment les réserves de biosphère sont-elles organisées au niveau local, et quels rôles peuvent-elles jouer ?
Biosphère : La biosphère est composée d’une multitude d’écosystèmes dans le monde entier et comprend les éléments nécessaires à la vie sur notre planète, à savoir la terre, l’eau et l’atmosphère.
Réserve de biosphère : La désignation « réserve de biosphère » est une reconnaissance internationale selon laquelle des actions significatives ayant des résultats mesurables sont posées dans le but de concilier les initiatives de conservation de la nature avec celles relatives au développement durable. Seule l’UNESCO peut désigner un site comme réserve de biosphère. Pour pouvoir faire partie du Réseau mondial des réserves de biosphère, il est tout d’abord nécessaire qu’un pays propose la candidature des régions sur son territoire qui semblent correspondre aux critères exigés pour obtenir l’appellation réserve de biosphère. Le territoire visé doit déjà être considéré comme une zone à part destinée à la conservation de la biodiversité, et doit ensuite satisfaire à sept critères supplémentaires pour que le processus de demande de désignation soit lancé. Plus de 109 pays participent au programme MAB de l’UNESCO, et le Canada, par la Commission canadienne de l’UNESCO et le programme MAB canadien, en est membre depuis la création du programme. Pour de plus amples renseignements sur les activités de nos réserves canadiennes de biosphère, visiter la section Réserves de biosphère.
Développement durable : Le principe de développement durable est essentiel à la réussite à long terme des réserves de biosphère. L’objectif principal des activités menées par les réserves de biosphère est de concilier la conservation de la nature (à la base de la qualité de vie) et l’utilisation responsable des services écosystémiques qui assurent la subsistance des communautés. Trois piliers du développement durable sont les suivants :
- L’environnement
- L’économie
- La société
Pour plus de renseignements, reportez-vous à la définition du développement durable telle que précisée par l’UNESCO (disponible seulement en anglais) et voir la section consacrée à l’Éducation pour le développement durable . Reportez-vous également à la section sur les activités des réserves de biosphère.
Parc ou réserve : Les réserves de biosphère et les parcs sont des territoires qui visent à conserver les écosystèmes et la biodiversité. La différence est légale.
Les réserves de biosphère sont des territoires reconnus par l’UNESCO où il existe des régions possédant une valeur de conservation et où les communautés environnantes se sont engagées à protéger la biodiversité, le patrimoine culturel et à adhérer aux principes de développement durable. Les réserves de biosphère assurent l’accès aux services écosystémiques et ont pour objet de promouvoir le développement durable pour le bien-être des communautés, de l’économie et de l’environnement. Aucun statut légal n’est associé aux réserves de biosphère.
Les parcs nationaux et les parcs provinciaux concilient la conservation de la nature et les activités de loisirs en contrôlant ces dernières. Les parcs sont des territoires délimités avec un statut légal de conservation et sont délimités précisément.
Pour de plus amples renseignements sur les parcs, reportez-vous au site Web de Parcs Canada.
Consultez également l’Atlas du Canada des zones protégées.
Superficie : Il n’existe aucune obligation en termes de superficie pour les réserves de biosphère, et dans les faits, les réserves ont toutes une superficie qui leur est propre. Par exemple, la réserve de biosphère de Riding Mountain est l’une des réserves de biosphère les plus grandes au Canada tandis par la réserve de biosphère de mont-Saint-Hilaire est l’une des plus petites. Le principal facteur est que les trois zones d’utilisation des terres doivent être suffisamment grandes et situées de telle façon à protéger la biodiversité et les fonctions écosystémiques dans les aires centrales et à concilier l’utilisation des terres dans les aires de coopération. La superficie d’une zone et celle d’une réserve peuvent également être limitées par la complexité de l’intégration des institutions locales et leurs juridictions, qui peuvent se chevaucher.
Combien de réserves de biosphère ? : Il existe actuellement 564 réserves de biosphères réparties dans 109 pays. Le Canada compte 16 réserves dans huit provinces. La liste à jour des réserves de biosphère du monde entier se trouve sur le site Web de l’UNESCO.
Structure organisationnelle : L’UNESCO n’impose aucune structure organisationnelle locale aux réserves de biosphère. Au Canada, chaque réserve de biosphère possède sa propre structure organisationnelle, basée sur les intérêts de la communauté et sur la représentation de toutes les parties impliquées.
La plupart des réserves canadiennes de biosphère sont constituées en société à but non lucratif, certaines ayant obtenu le statut d’organisme de bienfaisance. Certaines réserves ont, au moins au début de leur création, une structure de fonctionnement impliquant un comité directeur et une représentation de tous les intervenants. De plus, le programme des activités de chaque réserve de biosphère est décidé localement, bien que certaines activités puissent être liées à un programme national ou international. L’ACRB peut aider les réserves de biosphère à concilier les programmes et les projets existants avec les besoins de la réserve et ceux de leurs communautés.