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Document préparé pour la Commission canadienne pour l’UNESCO

Par Ian King, Anthony Blair Dreaver Johnston et John Kindrachuk Saskatchewan, mars 2019

Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de la Commission canadienne pour l’UNESCO.

À propos des auteurs 

Ian King

Ian King

Ian King est président de la réserve de la biosphère du Lac Redberry. Il s’agit de sa première année en poste. Il est propriétaire exploitant d’une ferme horticole aux cultures diverses dans le nord de la biosphère.

Anthony Blair Dreaver Johnston

Anthony Blair Dreaver Johnston

Anthony est membre de Mistawasis Nêhiyawak, où il assume le rôle de coordonnateur de projets spéciaux. Il est également membre du conseil d’administration de la réserve de la biosphère du Lac Redberry et l’un des deux conseillers aînés du Cercle autochtone de l’Association canadienne des réserves de la biosphère.

John Kindrachuk

John Kindrachuk

John est directeur général de la réserve de la biosphère du Lac Redberry. Il est la force motrice derrière la réserve, travaillant d’arrache-pied pour faire en sorte qu’elle remplisse son mandat et atteigne les objectifs, et pour améliorer le bien-être de la communauté et la connectivité dans les environs du lac Redberry.

Introduction

L’histoire de la réconciliation dans la réserve de la biosphère du Lac Redberry (RBLR) s’écrit encore. Le présent document se veut une réflexion, mais aussi un aperçu de ce qui se profile à l’horizon. Comment les choses évolueront-elles à mesure que la RBLR et ses partenaires autochtones bâtiront des liens fondés sur le respect, les valeurs communes, la confiance et le dialogue continu?

Que sait l’équipe de la RBLR au sujet des Autochtones dans les environs, et que savent ceux-ci au sujet de la biosphère[1]? En tant que tout nouveau président du conseil d’administration de la RBLR et que migrant nouvellement arrivé sur le territoire visé par le Traité no 6, je commence mon apprentissage sur l’histoire et les cultures autochtones de la région. J’ai récemment entrepris d’approfondir mes connaissances par la lecture et l’écoute, espérant ainsi mieux comprendre le contexte de ce lieu où je vis et je travaille. En préparant le présent document, j’ai compris que la démarche de réconciliation avec les peuples et les nations commence avant tout dans le cœur de chaque personne.

Pour parler de réconciliation, et du besoin et de la volonté de se réconcilier, on doit d’abord faire la paix avec une longue histoire. Il s’est passé beaucoup de choses sur plusieurs générations, et ces événements ont engendré certaines attitudes. Mais on ne change pas les mentalités et les perceptions du jour au lendemain. Pour y parvenir, il faut, entre autres, trouver du temps et des lieux pour se réunir et se raconter nos histoires et nos expériences afin d’essayer de se comprendre, d’abord et avant tout, en tant qu’être humain. Cette démarche peut être faite entre deux personnes, deux groupes ou même deux communautés. L’objectif, c’est de trouver des occasions de partage. La réconciliation se définira ensuite sur une base individuelle ou communautaire. Pour ma part, j’estime que la réconciliation commence en chaque personne. Parfois, nous oublions que pour entretenir des relations avec d’autres, nous devons trouver le moyen de nous réconcilier avec nous-mêmes. Qui suis-je? Quelles sont mes expériences? Comment m’empêchent-elles de me rapprocher des autres?

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Ici, l’histoire est chargée, et il est essentiel que les personnes établies en Saskatchewan, comme moi, prennent le temps de comprendre et d’accepter leur rôle dans le processus de révélation des vérités et de réparation des erreurs du passé. C’est ainsi que nous commencerons à réparer nos torts et à bâtir un avenir commun qui favorisera la guérison pour tous. C’est aussi le moment de collaborer, car ensemble nous avons de meilleures chances de prendre de bonnes décisions, surtout en ces temps où l’avenir est de plus en plus incertain. Je suis impatient de faire de nouvelles rencontres. J’ai hâte d’entendre des histoires sur le passé et d’apprendre les visions et les plans des peuples autochtones dont les territoires traditionnels englobent et accueillent la RBLR. L’histoire de la colonisation des Prairies canadiennes m’aide à comprendre comment nous en sommes arrivés là où nous sommes aujourd’hui. L’équipe de la RBLR cherche des réponses aux questions soulevées par les démarches de réconciliation. Sur le plan personnel, je veux que ma vie me mène à certaines de ces réponses.

Photo credit: Striking Balance
Image 1 – Crédit photo : Striking Balance

Notre histoire commence, en partie, à l’époque où nous suivions le bison, à l’époque où nous accueillions les premiers nouveaux venus dans l’Ouest du Canada. Ces derniers se sont adaptés, se sont faits à la vie dans les Prairies et, pendant quelques générations, tout le monde s’entendait bien, s’entraidait et se partageait les terres. Pour plusieurs raisons, cette collaboration s’est effritée au cours des dernières générations, mais nous avons récemment recommencé à faire des efforts pour nous unir, nous organiser et nous partager les terres.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Le Territoire

La RBLR se trouve sur le territoire visé par le Traité no 6, où vivent les Nations des Cris, des Ojibwés et des Assiniboines. Les frontières géographiques qui délimitent la RBLR sont les bassins-versants du lac Redberry. Des cartes papier, des imageries satellites, des drones, des logiciels et d’autres outils technologiques modernes nous ont permis de brosser un portrait actuel du territoire. L’équipe de la RBLR a entrepris plusieurs projets et collaborations visant à exploiter ces ressources technologiques pour faciliter l’intendance des terres, la planification régionale et l’atténuation des inondations. Au fil de nos interactions avec les peuples autochtones, nous apprenons à adopter une approche différente pour ces projets, soit à troquer la technologie moderne contre le savoir et le point de vue autochtones. Nous nous posons beaucoup de questions : de quelles façons les connaissances et les cultures autochtones peuventelles influencer la prise de décisions positives et durables pour la préservation, et rendre les résultats des projets et des collaborations encore plus fructueux? Quel cadre doit-on adopter pour amorcer ce type de projet selon le point de vue des Autochtones? En quoi le rapport qu’entretiennent les Autochtones avec la terre est-il différent de celui des colons, et comment pourrions-nous accorder une importance égale à ces deux rapports? Comment pourrions-nous adapter notre langue et nos mots pour mieux comprendre la façon traditionnelle d’interagir avec la terre et l’eau et de préserver ces éléments? Les connaissances, les langues, les cérémonies et les cultures autochtones peuvent approfondir notre compréhension et présenter une approche nouvelle des grands secteurs d’activité de la RBLR. Nous avons commencé à bâtir et à renforcer nos liens : il faut maintenant mettre en évidence dans nos démarches et nos projets le travail que nous pouvons accomplir ensemble, en tant que partenaires. Tous les projets pourraient débuter par l’exploration des connaissances, des compétences et des visions du monde des peuples autochtones dont les territoires traditionnels accueillent la RBLR.

Le traité no 6 et le concept de « propriété » des terres

Après la signature du Traité no 6 en 1876, les Premières Nations de Moosimin, de Saulteaux, de Little Pine, de Sweetgrass, Beardy’s et Okamawsis, et de Mosquito ont acheté ou reçu environ 22 806 hectares de terres au total grâce au processus de droits fonciers issus des traités; ces terres couvrent approximativement 20 % de la région de la biosphère désignée par l’UNESCO. De nombreuses bandes n’ont pas eu droit aux terres qui leur avaient été promises à la signature du traité. La Nation crie de Lucky Man, par exemple, s’est vue refuser au départ un lot de terre qui lui avait été promis durant les négociations du traité; elle a été amalgamée à la Première Nation de Little Pine jusqu’en 1989, où elle a enfin pu obtenir la désignation de réserve indépendante.    

Deux autres Premières Nations – Mistawasis Nêhiyawak et la Nation crie de Muskeg Lake – considèrent que la RBLR est sur leur territoire traditionnel. Le chef Mistawasis, ainsi que son proche allié le chef Ahtahkakoop, ont été d’importantes figures de proue dans les négociations, et les premiers signataires du Traité no 6 au Fort Carlton, en 1876. Durant les 150 années qui ont suivi, les promesses faites dans ces traités – propriété, accès aux soins de santé, aux marchés, à l’éducation, développement et soutien agricole – n’ont pas été tenues. Qui plus est, des politiques d’extirpation culturelle ont plongé le pays dans une période très sombre.

La communauté de la Première Nation Mistawasis, en particulier, cherche à collaborer et à créer des liens avec la communauté en général. Depuis quelques années, nous explorons et imaginons notre mode de vie et les valeurs de nos ancêtres, et ce qui faisait leur force. Au XXIe siècle, nous cherchons à nous définir en tant que peuple autonome et autodéterminé. Pour y arriver, il faut entre autres nous définir nous-mêmes. En étudiant nos ancêtres, nous avons vite constaté que leur force, c’était leurs amitiés, leurs partenariats et leurs alliances. Aujourd’hui, dans notre réalité du XXIe siècle, il y a bien plus de peuples, de communautés et d’organisations sur nos terres traditionnelles qu’à l’époque de nos ancêtres. Nous voulons trouver des façons de collaborer avec ces personnes et ces institutions.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Aussi petite ma contribution soit-elle dans l’ensemble, je suis reconnaissant de pouvoir tenter à ma façon de réparer les erreurs commises. John Kindrachuk, directeur général de la RBLR, travaille à bâtir de bonnes relations, tant avec Mistawasis Nêhiyawak qu’avec la Nation crie de Muskeg Lake. Parmi les importants projets menés avec ces nations, mentionnons le partenariat avec une entreprise de TI pour créer des bases de données sur l’utilisation de la RBLR et du lac Muskeg, la collaboration avec la société 16 to 43 Waste Management Corporation et la Première Nation de Muskeg Lake pour répondre aux besoins en matière de gestion des déchets et de recyclage de cette dernière, ainsi que l’élaboration d’un projet pour l’atténuation des inondations avec les deux nations (Évaluation de la résilience des infrastructures et des paysages). La RBLR travaille aussi avec Mistawasis sur un projet appelé « Faire honneur à l’eau » et collabore avec les deux communautés pour promouvoir des projets conjoints de développement économique. Un nouveau partenariat entre la RBLR et la Première Nation de Muskeg Lake pourrait donner lieu à une collaboration sur un projet de gestion du territoire, dont la RBLR confierait la gestion à un stagiaire de la Première Nation de Muskeg Lake.

L’histoire de la relation entre la RBLR et Mistawasis Nêhiyawak est celle que je raconterai en détail, accompagné des voix d’Anthony Johnston (Mistawasis) et de John Kindrachuk. Tout a commencé par une rencontre fortuite qui a mené à une amitié, puis à bien plus encore. 

L’amitié et la Transmission des Connaissances

C’est John Kindrachuk qui m’a fait découvrir la RBLR. Entre 2010 et 2015, les inondations étaient devenues problématiques à Mistawasis. Nous avons travaillé avec le Conseil du bassin de la rivière Saskatchewan Nord (NSRBC), et j’ai rencontré John dans le cadre de son travail avec le NSRBC en 2013-2014. Peu à peu, au fil de nos discussions sur les inondations, j’en ai appris plus sur le lac Redberry et le travail réalisé par l’équipe de la biosphère. Nous avons toujours su que le lac Redberry se trouvait sur notre territoire traditionnel. Dans certains de nos récits, il est décrit comme un lieu de rassemblement; nous nous rassemblions-là au printemps, lorsque nous partions suivre le bison, et au retour de la saison migratoire. Le lac Redberry est un endroit sans pareil : c’est un lac alcalin qui abrite une faune et une flore unique. Il aurait même des vertus curatives, pas seulement pour les êtres humains, mais pour les animaux aussi.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak
Image 1 – Le lac Redberry. Crédit Photo: John Kindrachuk

Anthony nous a enseigné que la réserve Mistawasis, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est du lac Redberry, était le lieu où sa nation se rendait pour passer l’hiver. Les ancêtres des Mistawasis Nêhiyawak vivaient à l’origine dans les régions boisées de l’Est du Manitoba et dans la région des Grands Lacs en Ontario, et avaient migré dans la région des prairies-parcs en Saskatchewan aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La Collaboration S’officialise

En tant qu’organisation, la RBLR se compose de divers groupes : il y a les membres du conseil d’administration, et les gens et entreprises qui vivent, travaillent ou exercent leurs activités dans la biosphère. Tous représentent des intérêts très variés. Anthony fait partie du conseil d’administration de la RBLR, et sa nation, Mistawasis Nêhiyawak, collabore et s’associe avec la RBLR pour divers projets. La biosphère crée des occasions de rencontre et de collaboration avec de nombreuses personnes et offre un cadre positif pour les échanges interculturels.

Mon rôle de coordonnateur de projets spéciaux pour Mistawasis Nêhiyawak est assez unique. Je suis relativement libre d’explorer différentes occasions pour ma communauté. Très peu de communautés des Premières Nations, voire aucune, ont créé un rôle de ce genre. Il me permet de m’impliquer davantage dans des organisations qui, selon moi, pourraient profiter à ma communauté. À Redberry Lake et dans les alentours, il y a d’autres communautés des Premières Nations, et il peut parfois être difficile de créer des liens avec elles. Peut-être pourrions-nous éventuellement aider l’équipe de la RBLR à approcher les autres communautés autochtones autour du lac et celles qui considèrent que la RBLR est sur leur territoire traditionnel.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Le conseil d’administration de la RBLR a récemment modifié ses règlements administratifs afin de reconnaître les membres des nations autochtones ayant des liens historiques, traditionnels ou territoriaux avec la RBLR comme des participants officiels dans la gouvernance de la biosphère. Le règlement sur les membres stipule maintenant ce qui suit : « Les membres de l’Association et du conseil d’administration sont : […] 3. Un membre de la communauté officiellement nommé par une Première Nation dont le territoire traditionnel accueille la Réserve de la biosphère du Lac-Redberry et qui a signé le document de mise en candidature pour l’UNESCO, appuyant ainsi la Réserve de la biosphère du LacRedberry. » Auparavant, les règlements étaient plus restrictifs, incluant seulement les propriétaires des terres situées dans la RBLR; ils ne tenaient pas compte des obligations découlant des traités, comme la reconnaissance adéquate des droits des peuples autochtones.

Anthony, coordonnateur de projets spéciaux pour Mistawasis Nêhiyawak, a représenté la RBLR en tant que partenaire des Premières Nations lors d’événements sur la biosphère, et a récemment été nommé membre du conseil d’administration de la RBLR. Le talent créatif d’Anthony et son don particulier pour établir des partenariats nous aident à atteindre nos objectifs. Il préside actuellement le comité scientifique. Tous les membres du conseil d’administration sont ravis de sa participation.

John Kindrachuk, directeur général de la RBLR
Image 2 – Crédit Photo : Commission canadienne pour l’UNESCO  

La RBLR continuera de s’associer à toutes les nations autochtones ayant des liens historiques, culturels ou financiers avec la RBLR. Le conseil d’administration prévoit aussi d’inviter le chef et le conseil de Mistawasis Nêhiyawak à signer une lettre de reconnaissance pour appuyer la désignation de la RBLR et le travail accompli par son équipe.

Nous souhaitons inclure de façon respectueuse et responsable les peuples autochtones et leurs connaissances dans la gestion et la gouvernance de la biosphère. Nous voulons que notre biosphère soit comme un document de travail. Nos valeurs de base et notre mission orientent nos décisions, mais nos buts sont appelés à changer en fonction des nouveaux renseignements, partenariats, outils technologiques et résultats des projets et des collaborations.

John Kindrachuk, directeur général de la RBLR

Défis et Possibilités

Les ressources et les capacités sont limitées, tant celles de Mistawasis que celles de la RBLR. Il est aussi difficile de trouver le temps d’être membre bénévole d’un conseil d’administration. Ce n’est pas facile d’offrir son aide et son temps lorsqu’il y a un besoin et d’aider à définir l’orientation de la RBLR en plus de s’acquitter de ses obligations professionnelles, familiales et communautaires.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Les mentalités fixes implantées depuis longtemps représentent un autre défi. L’un des objectifs de la biosphère devrait être d’aider les gens de notre collectivité à se défaire des idées préconçues, à sortir de leurs ornières et à déconstruire les stéréotypes erronés. Je crois que nous pouvons miser sur l’éducation, l’empathie et la compassion pour contrer l’ignorance. La plupart du temps, les préjugés naissent d’une mauvaise connaissance de notre histoire commune. Chacun d’entre nous est issu d’un contexte culturel, historique et familial unique, mais nous vivons tous la même réalité contemporaine, peu importe nos origines.

Chaque année, nous accueillons avec plaisir des étudiants de la School of Environment and Sustainability (École de l’environnement et de la durabilité) de l’Université de la Saskatchewan. Ces étudiants apportent un vent de fraîcheur et de jeunesse : ils voient nos projets sous un nouvel œil et ont des intérêts différents. Maureen Reed, directrice adjointe de la School of Environment and Sustainability et codirectrice de la chaire UNESCO sur la diversité bioculturelle, la durabilité, la réconciliation et le renouvellement, entretient aussi un partenariat et une excellente relation de travail avec Mistawasis Nêhiyawak. Cette association tripartite – unissant le savoir autochtone, le milieu universitaire et les valeurs de la biosphère – créera sans aucun doute des occasions incroyables de tisser des liens communautaires et de renforcer nos liens avec nos pendants urbains et internationaux. Ces partenariats favoriseront le développement économique durable en milieu rural et les pratiques agricoles écologiques, et auront des retombées positives sur les nations et les communautés autochtones.

L’importance de la Cérémonie

En 2017, trois membres de l’équipe de la RBLR – John Kindrachuk, directeur général, Diane Hawrysh, directrice, et Larry Hawrysh, vice-président – ont été invités à participer au pow-wow annuel de Mistawasis Nêhiyawak. On leur a remis une courtepointe à motif étoilé, un symbole d’honneur, de générosité et de grâce. Ce cadeau est un grand signe d’estime qu’on reçoit pour ses réalisations et sa générosité. Lorsqu’on accepte ce geste honorifique, on accepte la responsabilité de perpétuer les qualités que la couverture évoque. John, Diane et Larry étaient très honorés de recevoir ce cadeau fort spécial au nom de la RBLR. La courtepointe représente la vision et les espoirs que partagent l’équipe de la RBLR et Mistawasis Nêhiyawak pour l’avenir de la région. Nous comptons incarner l’esprit de la couverture dans la suite des choses et construire une fondation solide pour notre amitié. J’ai hâte de voir comment notre relation continuera d’évoluer.

Image 3 – Crédit photo : Équipe de la Réserve de la biosphère du Lac Redberry

Regard Vers L’avenir, Dans L’esprit de la Réconciliation

Si le présent document de réflexion m’a rendu fier des étapes qui ont été franchies, il m’a aussi montré clairement tout le travail qu’il reste à faire dans notre cheminement vers la réconciliation. Je suis résolu à continuer d’être l’élève de mes amis et voisins autochtones et de trouver des moyens de collaborer avec eux sur des projets se rapportant à la biosphère. J’ai hâte d’en apprendre plus sur les cultures, les traditions et le rapport à la terre des Autochtones, et de voir comment nous pouvons approfondir nos relations de façon respectueuse et concrète. Je viens tout juste d’arriver en poste, mais je suis déjà emballé par tout ce qui s’en vient.

À bien des égards, je crois que nous commençons notre parcours. Les possibilités abondent, et les voies sont ouvertes. Même si la RBLR et Mistawasis Nêhiyawak sont des entités indépendantes, nous trouvons des façons de travailler ensemble et avons des objectifs malléables. Nous sommes réceptifs aux possibilités. Aujourd’hui, nous, les Mistawasis, cherchons encore à nous définir nousmêmes comme nation au XXIe siècle. Et, dans une certaine mesure, cette identité dépend encore de nos frontières [géographiques]. Pour ce qui est du travail avec l’équipe de la RBLR et les autres groupes qui font maintenant partie de nos grands territoires traditionnels, nous ne savons pas où nous aboutirons, mais nous tentons de construire les choses correctement. En nous réunissant, en discutant et en échangeant entre nous, nous trouvons des façons de mieux travailler ensemble et de partager ce territoire et ces terres.

Anthony Johnston, Mistawasis Nêhiyawak

Références générales

  1. http://www.sicc.sk.ca/archive/bands/blucky1.html (inconnu, s.d.)
  2. http://www.mistawasis.ca/about/history/ (inconnu, « History », Première Nation Mistawasis, s.d.)
  3. https://en.wikipedia.org/wiki/Mistawasis (contributeurs, s.d.)

[1] Plusieurs réserves de la biosphère au Canada se désignent comme des « régions de la biosphère » plutôt que des « réserves de la biosphère » pour éviter le terme « réserve », qui a une connotation négative auprès de nombreux peuples autochtones, car il est associé à la Loi sur les Indiens. Qui plus est, le terme « réserve » renvoie à l’idée de protection, d’une région protégée. Cela crée de la confusion étant donné qu’une réserve de la biosphère comprend, en plus des zones protégées centrales, une zone tampon et une zone de transition. Et dans ces deux dernières, il y a des secteurs habités et des interactions dynamiques entre l’être humain et la nature. Pour ces raisons, la RBLR évite le terme « réserve » autant que possible, y compris dans le présent texte.

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A photo of boats at Alma Warm in New Brunswick.