Réconciliation en action : Réflexions sur la réconciliation dans la région de la biosphère de la baie Georgienne, territoire Anichinabek

Document de réflexion préparé pour la Commission canadienne pour l’UNESCO

Par JUDGE, Kyla et MASON, Greg  

Baie Georgienne, août 2019

Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de la Commission canadienne pour l’UNESCO.

À propos des auteurs

A photo of Zhowshkawabunokwe (Kyla) Judge.

Zhowshkawabunokwe (Kyla) est une Anichinabée de la Première Nation Shawanaga. Récente diplômée en études autochtones de l’Université Trent, elle est coordonnatrice de l’éducation des jeunes sur le terrain pour la GBBR.

A photo of Greg Mason.

Greg Mason, qui a toujours demeuré dans la baie Georgienne et à Parry Sound, en Ontario, est le directeur général de la GBBR. Il a étudié les sciences de l’environnement et la planification du territoire.

Introduction

L’élaboration d’un récit de partenariat dans l’esprit de la vérité et de la réconciliation n’est pas une mince tâche; aucune personne ne peut à elle seule représenter l’ensemble de nos expériences. Nous pouvons plutôt chercher et partager des tendances. Néanmoins, la rédaction du présent document a aidé le personnel de la Réserve de biosphère de la baie Georgienne (GBBR) à comprendre d’où nous venons et où nous en sommes dans ce parcours que nous faisons ensemble.

Cet article a été commandé par l’Association canadienne des réserves de la biosphère (ACRB) et la

Commission canadienne pour l’UNESCO et a fait l’objet d’un soutien du Community Conservation Research Network (CCRN). Il est le résultat d’une collaboration entre Kyla Judge et Greg Mason, deux employés de la GBBR. 

 « Nous avons travaillé séparément et ensemble sur les réponses aux questions de l’ACRB. Ces réponses ont ensuite été soumises à Becky Pollock, directrice générale, GBBR, et à une aînée, Marilyn Capreol, qui y ont réfléchi et qui les ont raffinées. Elles ont pu fournir un éclairage et des perspectives supplémentaires sur les antécédents de la GBBR en matière de réconciliation et de partenariat ainsi que sur la présentation.

Notre souhait serait que ce document soit en constante évolution et que nous y ajoutions constamment nos leçons, nos difficultés et nos succès dans la définition commune de ce que signifie cette désignation de l’UNESCO par son application dans notre région et des relations solides.

Ce travail a contribué à mettre en lumière l’occasion d’améliorer les communications externes de la GBBR et la possibilité de communiquer ces importants messages en tenant davantage compte des médias. Notre intention est de donner suite à l’expérience en sollicitant une rétroaction du Cercle consultatif culturel de la GBBR, du Réseau des rencontres sur l’intendance et des jeunes travaillant avec Kyla à l’école secondaire locale. » 

Reconnaissance d’un lieu partagé: territoires non cédés et territoires autochtones traditionnels

Désignée par l’UNESCO en 2004, la réserve de biosphère de la baie Georgienne se trouve entièrement en territoire anishinaabe. Ses limites s’étendent du nord de la rivière Severn à la rivière des Français, et vers l’intérieur des terres, à partir du corridor de la route provinciale 400 (anciennement la route 69) aux îles Limestones et Western. Le secteur est connu localement sous le nom de « 30,000 Islands » – trente mille îles qui forment l’écosystème de l’archipel d’eau douce qui rend la GBBR unique au sein du réseau de plus de 701 réserves de biosphère réparties dans 124 pays de l’UNESCO. Les bureaux de la GBBR se trouvent à l’endroit où se croisent Ziigwaan (rivière Seguin) et Mnidoo-Gamii (lac Spirit), le nom traditionnel de la baie Georgienne.

« Nous, à la GBBR, sommes partenaires au service de Mère Nature – son corps, l’eau, les fluides dans ses veines et l’air qu’elle apporte en fixant le monde du ciel, Grand-mère Lune et Grand-père Soleil. La réserve de biosphère de la baie Georgienne de l’UNESCO est chanceuse d’être à cet endroit. »

Kyla Judge
A map of the Georgian Bay Biosphere Region.

La GBBR remercie nos hôtes Anichinabés – les Premières Nations Dokis, Henvey Inlet, Magnetawan, Shawanaga, Wasauksing, Moose Deer Point et Beausoleil – de nous rappeler notre responsabilité à l’égard de toutes nos relations.

De plus, la GBBR reconnaît que nous nous trouvons sur le territoire d’un grand nombre de nations, dont les Mississaugas of the Credit, les Anichinabés, les Chippewas, les Haudenosaunees et les Wendats. La région de Parry Sound est en ce moment le territoire de différents Métis, Inuits et Premières Nations.

Notre travail s’inscrit dans le contexte du Traité Robinson-Huron de 1850, dont la réserve de biosphère de la baie Georgienne n’est qu’une petite partie, et les Traités Williams de 1923, qui s’appliquent  à un territoire comprenant les secteurs sud de la réserve. Le personnel de la GBBR et les résidents de la région reconnaissent qu’il y a un grand besoin de sensibilisation au sujet des traités et de la gouvernance traditionnelle. 

« Nous savons qu’il y a beaucoup à apprendre. La culture et la langue anichinabées transmettent un fort sentiment de responsabilité individuelle et collective à l’égard de la terre, de l’eau, du monde du ciel et des uns par rapport aux autres. Dans nos apprentissages, nous sommes appelés à reconnaître les torts passés et actuels (vérité) et à chercher des moyens de soutenir la communauté dans les rôles qu’elle nous confie (réconciliation). À cette fin, nous commençons à demander explicitement à la communauté et à nous-mêmes quels sont les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation auxquels la GBBR devrait donner suite et de quelle façon les communautés autochtones locales souhaitent-elles travailler avec la GBBR. »

Greg Mason

Question 1 : Quelles sont les activités ou les initiatives que vous avez menées pour connaître les peuples autochtones ou travailler avec eux dans votre région de la réserve de biosphère? Qu’avez-vous fait avec les peuples autochtones?

À partir de 1998, le comité de formation de la réserve de biosphère a obtenu les points de vue et l’appui des Autochtones pour la désignation de l’UNESCO. Lorsque la réserve a été officiellement créée en 2004, le conseil d’administration comprenait des membres des Premières Nations Wasauksing et Henvey Inlet. Des invitations aux activités et aux programmes de la GBBR étaient envoyées à toutes les communautés autochtones, et cela n’a pas changé. 

Plusieurs niveaux d’engagement parmi les groupes, les organismes et les Premières Nations existent à différents moments. Le Comité consultatif autochtone du centre des visiteurs du parc provincial Rivière des Français est formé de représentants et d’aînés de plusieurs Premières Nations de la région; ceux-ci ont invité la GBBR à être l’un des deux hôtes d’une conférence en 2008 et à organiser des enseignements, des ateliers et des pow-wow annuels au centre des visiteurs. Marilyn Capreol, aînée et présidente du comité, a fourni une orientation au personnel de la GBBR pendant plusieurs années; de 2005 à 2010, elle a assisté à tous les ateliers pendant lesquels les parties intéressées ont conçu et lancé le programme « State of the Bay » [État de la baie], les rapports ont été publiés en 2013 et 2018. Marilyn nous a enseigné que le choix et l’utilisation des mots étaient très importants lorsqu’il est question du territoire et de l’eau. Nous avons aussi assisté à des rencontres de création de réseaux et d’établissement de relations avec d’autres Premières Nations et leurs projets. 

Après réflexion, nos efforts n’étaient pas suffisamment intentionnels ou cohérents, et ce, même s’il existait une conscience et un respect fondamentaux pour les frères et sœurs des Premières Nations qui partagent cet endroit. Nous n’avions pas les connaissances nécessaires pour établir des liens avec les communautés, les sensibiliser à l’existence de la réserve de biosphère et écouter ce que pourrait être notre rôle. Les modes de communication habituels tels que les lettres d’invitation et les courriels étaient inefficaces. Le conseil d’administration et le personnel de la GBBR ne se déplaçaient pas assez dans les communautés pour expliquer notre travail et notre souhait d’établir des partenariats pour et avec les communautés, si tel était leur désir. Nous avons frappé à de nombreuses portes pendant de nombreuses années, mais la barrière culturelle semblait trop élevée pour être surmontée. Nous n’obtenions pas toujours de réponses. De plus, nous étions extrêmement sensibles à la quantité d’autres problèmes qu’avaient les Premières Nations et à leurs capacités souvent limitées. Nous ne savions pas encore comment formuler une requête respectueuse (p. ex. la nécessité de présenter du tabac pour signifier la demande d’établissement d’une relation). Bref, nos efforts n’étaient jamais assez actifs et nous ne voyions jamais complètement la source d’orientation qui se trouvait tout autour de nous – les membres autochtones de la région.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été adoptée par les Nations Unies en 2007, mais ce n’est qu’en 2016 que le Canada l’a signée. La Commission de vérité et

réconciliation du Canada a commencé en 2008 et a présenté son rapport en 2012. L’héritage colonial du Canada a de nouveau été exposé tout au long de l’année de son 150e anniversaire, en 2017. La sensibilité du public, le discours national et le contexte des politiques publiques à l’égard des droits des Autochtones au Canada ont changé; le discours sur la « réconciliation », même s’il est relativement nouveau, est un terrain fertile sur lequel positionner cette démarche. Mais pour qu’il y ait réconciliation, il faut des relations interculturelles significatives ainsi que des compréhensions personnelles profondes et transformatrices. 

Au fil des ans, nous n’avons cessé d’accroître nos efforts de mobilisation et avons sciemment demandé des conseils sur la façon de mieux intégrer les points de vue autochtones. Nous avons cherché à convaincre le personnel et le conseil d’administration à assister à des événements, à réseauter et à rendre la GBBR accessible et réactif. Nous avons produit des cartes, des articles, des noms de lieux et des ressources éducatives qui reconnaissent et célèbrent la culture anichinabée. Nous avons créé un dossier sur les jeunes autochtones, que nous voulons intégrer à d’autres programmes.

Les liens ont commencé à se tisser par suite des leçons tirées de ces efforts et d’une participation active. Avec l’augmentation de notre compréhension et de notre capacité, nous nous sommes employés plus assidument à soutenir des événements et à y participer avec des partenaires autochtones, comme le montre le financement de partenariat pour le Festival Gchi Dewiin de 2017 et 2018, financement qui visait l’ajout d’une journée pour les jeunes. L’examen périodique de la réserve de biosphère de la baie Georgienne à l’UNESCO en 2014 a contribué à mettre en lumière la nécessité de mettre davantage l’accent sur la sensibilisation. À partir de cet éclairage et de ces recommandations, nous nous sommes efforcés d’accroître notre présence et notre disponibilité, à écouter et à apprendre, à faire connaître notre expérience et notre savoir, ainsi qu’à aider les autres parties à réseauter avec les communautés. Un changement de culture de l’ampleur exigée par la réconciliation prendra du temps et des efforts simultanés d’un grand nombre de parties prenantes.

Activités ou approches visant l’établissement de relations :

  • Groupe consultatif culturel issu d’un réseautage effectué avec les femmes autochtones; des rencontres informelles ont eu lieu, pendant lesquelles le thé était servi. Ces rencontres visaient l’établissement de partenariats entre la GBBR et les Premières Nations et les jeunes autochtones de la région. Ce dialogue a mené à des réunions de plus grande ampleur et un peu plus officielles, dont ont débouché des recommandations et des idées de programmes.
  • Apprentissage de la façon d’aborder les structures de gouvernance des Premières Nations (chef et conseil, bande et personnel du programme) – un processus unique à chaque Première Nation.
  • Présence à des pow-wow, activités communautaires et réunions avec les communautés 
  • Collaboration aux idées de la communauté concernant l’élaboration de projets et de programmes (p. ex. suivi des espèces à risque avec la Première Nation Magnetawan) et partage de ces idées (série documentaire de TVO Striking Balance).
  • Travail effectué avec le personnel et les membres de la communauté pour présenter des excuses à la suite d’erreurs commises et détermination de la façon d’éviter la répétition de ces erreurs – en particulier au sujet de la responsabilité de la GBBR et de son processus de mobilisation et de consultation concernant les idées de programmes.
  • Mettre en valeur les partenaires et les projets communautaires des Premières Nations dans les principaux rapports « State of the Bay » sur la santé des écosystèmes (p. ex. station piscicole de la Première Nation Shawanaga dans le rapport de 2018).
  • Présence à des événements autochtones (lorsqu’une invitation est faite) et manifestation de soutien (bénévolat ou partenariat/financement).
  • Organisation de formations culturelles pour le personnel et le conseil d’administration, et invitations lancées à des groupes de venir apprendre avec nous (enseignants d’écoles secondaires, personnel de parcs nationaux et provinciaux, etc.).
  • Rencontres périodiques pendant lesquelles des employés expliquent aux chefs et conseils ce que fait la GBBR et leur demandent ce que nous pouvons faire pour aider les communautés autochtones.

Question 2 : Qu’est-ce qui a bien fonctionné?

Du point de vue du personnel de la réserve de biosphère, ce qui a bien fonctionné, c’est le fait d’être présent et actif de façon plus soutenue – d’écouter la pluralité des voix de la communauté : de celles des gardiens du savoir et des aînés jusqu’à celles des employés, résidents, chefs et conseils. Nous avons demandé des avis et des commentaires au sujet de nos programmes et avons appris à demander plusieurs approbations et lignes directrices concernant nos projets au lieu d’écouter une seule voix. Nous avons fait des erreurs (et continuerons à en faire, malheureusement), mais nous les avons reconnues; nous présentons nos excuses et trouvons la façon de réparer les torts causés et de ne pas répéter les erreurs. Enfin, nous avons pu compter sur les services d’une personne anichinabée, qui a travaillé sur le rôle de renforcement des capacités de la GBBR pour les jeunes autochtones des milieux urbains en fournissant davantage d’occasions d’apprentissage sur le terrain. Dans tout ce travail, et malgré nos tendances de faire autrement, nous nous efforçons d’écouter la voix des gardiens du savoir et d’apprendre de ceux-ci, et d’honorer leur sagesse et leurs conseils sur la façon de traiter avec soin les terres, l’eau et les personnes de ce territoire.

Question 3 : À quelles difficultés avez-vous dû faire face? 

L’un de nos plus grands défis est la perspective intrinsèque à un personnel et à un conseil d’administration en grande partie non autochtones. Étant donné que les personnes ne sont pas majoritairement issues d’une culture autochtone ou ont de nombreuses compréhensions culturelles d’une nature différente, et sont des Euro-Canadiens « blancs » qui jouissent des privilèges du postcolonialisme, nos identités et nos raisonnements sont des obstacles à la réconciliation. En remettant en question nos perspectives et nos connaissances familières, en échangeant les points de vue culturels et en élargissant nos compréhensions, nous réduisons ces obstacles – mais nous ne les éliminons pas. 

L’organisme ne perçoit pas clairement son rôle et sa responsabilité de réserve de biosphère ainsi que son identité de partenaire et d’allié des groupes de la communauté. De plus, on croit à tort qu’en raison de l’association avec l’UNESCO, nous sommes un organisme dirigé et financé par le gouvernement. Cela a mené à différents degrés de confusion et de méfiance à l’égard de notre rôle.

D’un point de vue purement administratif et organisationnel, assurer une liaison, favoriser une compréhension et établir des liens à long terme individuellement avec beaucoup de communautés, chacune ayant son propre chef, conseil et personnel, constitue un défi important, car la GBBR ne dispose pas d’un financement de base stable. Nous sommes sensibles au fait qu’établir des liens et une confiance entre organismes prend du leadership et du temps, et que nous ne disposons pas toujours d’autant de temps ou de personnel que nous le souhaiterions. Nous déployons beaucoup d’efforts pour faire autant de démarches auprès des quatorze communautés de la réserve de biosphère (sept Premières Nations et sept municipalités), mais nous réalisons que seulement certaines personnes saisissent l’occasion pour entreprendre des partenariats. Nous n’avons pas encore établi de partenariat avec les Métis. En somme, certaines communautés sont plus actives auprès de la GBBR et d’autres le sont moins, et ce, à différents moments. 

Les structures de gouvernance varient d’une communauté de Première Nation à l’autre. De plus, le moment et la façon d’établir des partenariats, et avec qui (chef et conseil, centres de guérison, enseignants, aînés, particuliers dans les organismes, membres de la communauté, etc.), sont dynamiques. À cet égard, le processus d’apprentissage est constant. Cela est également vrai de notre travail avec les communautés non autochtones. La GBBR et certaines Premières Nations voient la nécessité d’établir des protocoles de consultation pour le développement des partenariats à des fins de clarté, de transparence, d’uniformité et d’établissement de bases communes. Dans les traités, les principes d’amitié, de respect et de partage sont primordiaux.

Même s’il ne s’agit pas d’un aspect unique aux communautés des Premières Nations, il existe une différence notable entre, d’une part, la vitesse à laquelle le personnel de la GBBR peut et veut travailler, et, d’autre part, le rythme possible des consultations et des partenariats avec une gouvernance ou un gouvernement plus officiel. De plus, respecter les pratiques et les processus culturels durant l’établissement de nouvelles relations prend nécessairement plus de temps. 

Nous avons été aux prises avec la perception critique selon laquelle un organisme « non autochtone » comme la GBBR dirigerait un programme autochtone et recevrait du financement que certains considèrent comme étant destiné aux groupes autochtones (problèmes de légitimité et de responsabilité à l’égard de l’utilisation de fonds fédéraux). Bien que cette question ne sera peut-être jamais résolue, nous comptons sur les diverses voix du cercle consultatif culturel, y compris sur les jeunes autochtones eux-mêmes, pour nous guider dans nos rôles.

Le personnel et le conseil d’administration de la GBBR sont en voie d’adopter un rôle d’agent de rapprochement. Nous sommes l’un et l’autre frappés par le racisme intrinsèque qui existe dans les communautés non autochtones et par les legs coloniaux structurels avec lesquels nous composons. Nous avons dû faire face à de la critique dirigée contre nos programmes. Nous cherchons activement de la formation sur les vérités du traumatisme colonial, et le personnel a demandé de suivre de la formation sur la résolution de conflit et la lutte contre le racisme afin de pouvoir davantage traiter et transformer les cultures que nous habitons. 

Du point de vue du financement, la GBBR dépend encore de la subvention des programmes par le gouvernement pour la plupart de ses engagements auprès des Autochtones et de son travail de partenariat; des changements dans les priorités gouvernementales provinciales et fédérales risquent de mettre en péril ce travail crucial. Nous sommes à la recherche de façons d’induire une stabilité à long terme dans ces programmes tout en intégrant les points de vue autochtones à notre travail et à nos communications. 

Réseau des rencontres sur l’intendance 

En 2018, la GBBR, en collaboration avec des agents de consultation et du personnel de la gestion du territoire de différentes Premières Nations, a constaté la nécessité d’expliquer plus clairement ses activités et de chercher à comprendre le ou les rôles que nous avons à jouer dans le soutien à apporter aux Premières Nations dans les questions relatives à l’intendance des terres et de l’eau. Pour les communautés, ce fut l’occasion de présenter leurs approches et leurs besoins en matière de gestion des terres. Ces rencontres sont organisées par la GBBR et une Première Nation différente à chaque fois; cela nous permet à tous d’en apprendre un peu plus sur chaque communauté visitée. Ces rencontres, qui en sont à leurs balbutiements, se poursuivront en tant que moyen d’entendre ce qui se passe sur terre, sur l’eau et dans les communautés.

Question 4 : Comment avez-vous reconnu et traité les difficultés?  

Les difficultés et les obstacles auxquels sont avons été confrontés – et avec lesquels nous composons continuellement – sont le reflet du rôle de la GBBR d’organisme communautaire non gouvernemental dont le fonctionnement est assuré de façon prédominante par les non-Autochtones. La GBBR profite des avantages sociaux, culturels et économiques d’un organisme formé de scientifiques, chercheurs, éducateurs et humanistes. Comprendre ces avantages et privilèges intrinsèques et tenter d’équilibrer les relations n’est pas toujours un processus confortable; mais c’est une partie nécessaire de notre croissance. 

Notre rôle dans la réconciliation est d’abord et avant tout de reconnaître activement nos privilèges et d’en discuter ouvertement. L’objectif de cette démarche proactive visant à mettre fin aux systèmes d’oppression est de commencer à aborder les relations avec intégrité et équité. En outre, il faut que nous écoutions plus et que nous parlions moins. 

  • Intégrité et communication directe : Étant dans un apprentissage continu, nous respectons et honorons l’orientation donnée par ceux avec qui nous voulons travailler.
  • Responsabilité : Nous devons montrer et exprimer notre appui dans nos relations et nos partenariats. Ceci comprend la transparence, la réflexion et la participation.

Nous voulons continuer de favoriser l’intégrité dans nos partenariats. Notre but et notre ambition sont de participer et à contribuer à la création d’une économie saine, à la protection de l’environnement et à l’établissement de communautés dynamiques. Pour notre organisme, partager du temps et un espace avec nos partenaires, répondre et réfléchir a été un apprentissage majeur nécessaire. L’apprentissage continu de la GBBR se résume comme suit :

  • Accessibilité de la langue et de la connaissance : Nous sommes une équipe de chercheurs, de scientifiques, d’intendants et d’éducateurs passionnés et déterminés, et nous devons présenter les connaissances, les idées et les programmes d’une façon qui soit accessible à une multitude d’auditoires. Nous comptons continuer à travailler en tant l’une des pièces qui forment la communauté. Nous sommes toujours reconnaissants des commentaires sur la façon dont nous pouvons nous assurer d’une manière respectueuse que notre travail est le plus accessible possible. 
  • Nos intentions concernant les projets, les programmes et nos démarches dans la communauté doivent être clairement exprimés (Pourquoi maintenant? Pourquoi cette idée? Quel est le rôle de la GBBR?). Nous reconnaissons également les obstacles créés par notre utilisation de la langue anglaise. Nous nous efforçons d’utiliser quelques mots d’Anishinaabemowin! 
  • Établissement de notre capacité à modeler la réconciliation : Puisque la GBBR est, de façon prédominante, gérée par des personnes scolarisées et privilégiées, il est important que notre responsabilité envers la terre, l’eau et les peuples originaux inclue une reconnaissance et une confrontation directe des systèmes d’oppression. Nous établissons continuellement des relations et faisons toujours nos propres recherches pour commencer à comprendre les systèmes d’oppression et de colonisation, pour ancrer notre sentiment communautaire, et pour comprendre nos rôles dans la création d’une communauté de réconciliation. Pour nos partenaires non autochtones, cela veut aussi dire partager les occasions d’apprentissage, p. ex. en matière de compétence et de sensibilité culturelles. 
  • Célébration du travail de nos partenaires autochtones : Depuis des temps immémoriaux, les peuples autochtones sont à l’avant-plan de l’éducation, de la science et de la culture. Les mots que nous utilisons, p. ex. « intendance » et « conservation », ne rendent pas justice aux compréhensions autochtones beaucoup plus solides et complexes de ces concepts. Au Canada, la violence coloniale porte ombrage aux célébrations de la force et de la résilience des peuples autochtones. 
  • Nous cherchons continuellement la façon d’exprimer respectueusement notre gratitude envers nos partenaires et nos réseaux et l’admiration que nous avons pour eux, et de célébrer la résilience et l’innovation culturelles dans les communications, bulletins, vidéos et médias sociaux de la GBBR. Deux des comités de celui-ci ont pour mandat d’établir des relations : le Réseau des rencontres sur l’intendance (qui s’intéresse à l’apprentissage sur le terrain, aux menaces qui planent sur les écosystèmes et à la protection, la science et la surveillance) et le Cercle consultatif culturel (qui s’intéresse à la mobilisation communautaire, aux jeunes et à l’apprentissage). Les partenaires autochtones ont exprimé leur reconnaissance pour l’occasion de dialoguer et de fournir des recommandations de « pratiques exemplaires » au GBBR.  
  • Priorisation systématique des connaissances autochtones au sein de la GBBR : Récemment, nous avons explicitement exprimé le fait que les connaissances autochtones sont une priorité fondamentale pour la GBBR. Nous essayons encore de comprendre notre responsabilité envers les peuples originaux de ce territoire. Puisque nous ne voulons pas perpétuer ou recréer les systèmes d’oppressions, nous approfondissons nos connaissances des protocoles culturels. Cela signifie que nous continuons à demander aux partenaires quel rôle nous devons jouer au lieu de présumer de notre rôle. Une possibilité qui s’offre à nous à cet égard est d’entretenir un dialogue au sein du Réseau des rencontres d’intendance sur la façon d’honorer et de mettre à l’avant-plan nos partenaires autochtones et leurs connaissances dans le programme « State of the Bay » le rapport de 2023.

Question 5 : Comment la GBBR croît-elle?

Les trois piliers de notre mandat de réserve de biosphère de l’UNESCO sont l’éducation, la science et la culture. La GBBR a évolué comme organisme sans but lucratif en créant des programmes d’abord axés sur l’éducation, puis la science et maintenant la culture; ces thèmes sont superposés et interreliés. Nous reconnaissons que nous avons sous-représenté et parfois mal représenté les peuples et les connaissances autochtones dans notre travail. 

Depuis les dix dernières années, la GBBR se consacre davantage à l’établissement de partenariats. Par l’entremise de conversations délibérées, de réseaux, de demandes respectueuses de lignes directrices et de différents forums et rencontres, la GBBR s’est fait rappeler encore et encore sa responsabilité envers les peuples originaux de ce territoire, les membres non autochtones étant des visiteurs. Même si la culture est l’un des piliers de notre mandat, nous admettons le fait que la culture et la réconciliation ne sont pas des éléments séparés dans une énumération, qu’elles constituent un fondement et un élan pour le travail que nous effectuons. Certaines des initiatives communes de la GBBR et des communautés autochtones sont présentées ci-dessous. 

Building Our Bridge

Building our Bridge [Construire un pont], un livre primé écrit par des jeunes de la région, raconte l’histoire de la réconciliation vécue à l’école secondaire Parry Sound. Par l’écriture et l’art, les élèves (anichinabés et non autochtones) documentent et représentent le parcours de réconciliation long et parfois difficile que l’école a pris et sur lequel elle se trouve encore.  

Deux des cinq élèves ayant créé Building Our 
Bridge: Our Journey of Reconciliation : Mackenzie Elwes et Gracie Crafts, accompagnées de la directrice générale de la GBBR, Becky Pollock, au lancement public, auquel 300 personnes ont assisté.
Deux des cinq élèves ayant créé Building Our Bridge: Our Journey of Reconciliation : Mackenzie Elwes et Gracie Crafts, accompagnées de la directrice générale de la GBBR, Becky Pollock, au lancement public, auquel 300 personnes ont assisté.

La GBBR est devenue partie prenante lorsque les étudiants ont gagné un prix national par l’entremise d’un concours d’innovation « Me to We » et ont souhaité interpréter le livre devant public. Avec le soutien du personnel et des professeurs ainsi que du financement pour le lieu retenu et des cadeaux pour les aînés, les étudiants ont présenté le livre sur scène dans une salle de spectacle de la région devant 300 personnes en novembre 2017. Pour l’occasion, on a exposé des documents d’archives, des prix, des excuses nationales et des extraits de nouvelles sur l’apprentissage culturel dans la communauté de Parry Sound dans les trente dernières années. Le personnel de la GBBR continue de travailler avec les étudiants à une programmation de suivi dans laquelle le livre sert de point de départ pour l’enseignement et les discussions sur les prochaines étapes de la réconciliation. 

Pour plus d’information, consulter https://www.cbc.ca/news/indigenous/parrysoundhighschoolreconciliationbook1.4460567

Le spectacle donné en 2017 a fait l’objet de trois vidéos YouTube produites avec le soutien financier du CCRN :

Act I https://www.youtube.com/watch?v=oBDp3_yuRsI&t=22s

Act II https://www.youtube.com/watch?v=8UuU3FMvry8&t=7s  

Act III Remerciements https://www.youtube.com/watch?v=f3kVGhgzjHc

Question 6 : Quelle est pour vous la valeur de ces efforts? Comment aident-ils votre réserve de biosphère à s’acquitter du mandat qui lui est donné par l’UNESCO? 

« J’ai de l’estime pour beaucoup des enseignements culturels, car ils apportent à l’égard des relations avec les autres et avec le territoire une perspective et des approches qui sont différentes des approches habituelles, néolibérales. Bien que cela soit difficile, apprendre l’histoire récente, comme les pensionnats indiens et la rafle des années 1960, est extrêmement utile pour comprendre les pratiques de colonisation d’hier et d’aujourd’hui. Cela donne un contexte pour comprendre de quelle façon améliorer les partenariats et comprendre pourquoi le partenariat et la confiance peuvent être si difficiles à obtenir.

Les connaissances transmises par les Anichinabés sont une composante intégrante pour comprendre les changements dans l’environnement et pour fournir des perspectives holistiques sur le fonctionnement des écosystèmes; il s’agit de connaissances et d’une compréhension que les approches scientifiques traditionnelles ont souvent du mal à montrer et à expliquer.

En fait, nous constatons que nos relations permettent de définir clairement la nécessité que notre réserve de biosphère soutienne deux activités clés : 1) activités qui permettent le développement des communautés autochtones; 2) activités qui établissent des ponts entre les communautés afin d’amplifier les actions de réconciliation. »

Greg Mason, 2018.

Jeune anichinabée de la baie Georgienne 

La nécessité de soutenir les jeunes autochtones a constamment été relevée dans les différents volets de l’engagement communautaire. Ainsi, le Cercle consultatif culturel de la GBBR a continué de nous rappeler que la GBBR doit jouer un rôle dans le développement des capacités liées au travail de revitalisation et de connexion culturelles. En 2017, la GBBR a demandé du financement pour des activités éducatives sur le terrain s’adressant aux Autochtones et ciblant spécifiquement le territoire anichinabé pour les étudiants de l’école secondaire de Parry Sound. Lorsque Affaires autochtones et du Nord Canada a versé la subvention au printemps 2018, une coordonnatrice a été engagée. 

D’abord appelée « The Mnidoo-Gamii Indigenous Youth Project » [Projet des jeunes autochtones Mnidoo-Gamii], cette initiative peut aussi être considérée comme la responsabilité de la GBBR d’entretenir une compréhension réciproque de la réconciliation et de transmettre une trame narrative accessible aux non-Autochtones. Nous admettons et comprenons l’importance de reconnaître que la réconciliation est un effort communautaire. La nécessité du projet s’inscrit dans le processus intrinsèque anichinabé d’aadziwin, mno bmaadziwin (bien vivre sa vie), et qu’être Anichinabé constitue un droit de la personne pour un jeune anichinabé. 

« Les peuples autochtones ont le droit de préserver, de contrôler, de protéger et de développer leur patrimoine culturel, leur savoir traditionnel et leurs expressions culturelles traditionnelles ainsi que les manifestations de leurs sciences, techniques et culture, y compris leurs ressources humaines et génétiques, leurs semences, leur pharmacopée, leur connaissance des propriétés de la faune et de la flore, leurs traditions orales, leur littérature, leur esthétique, leurs sports et leurs jeux traditionnels et leurs arts visuels et du spectacle. Ils ont également le droit de préserver, de contrôler, de protéger et de développer leur propriété intellectuelle collective de ce patrimoine culturel, de ce savoir traditionnel et de ces expressions culturelles traditionnelles. » (Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, article 31, 2007)

La base du projet consiste à augmenter les possibilités d’apprentissage culturel sur le terrain des jeunes autochtones en partenariat avec des collaborateurs des milieux éducatifs et communautaires. Ses objectifs sont les suivants : 

  1. Aider les jeunes autochtones et renforcer l’identité culturelle en augmentant l’éducation culturelle et les possibilités de leadership, défense des intérêts des jeunes anichinabés/autochtones.
  2. Développer les capacités d’accréditation pédagogique classique en vue de la transmission d’un contenu culturel bonifié. Le but recherché est de créer des espaces pour le développement du concept anichinabé de mno bmaadziwin (« bonne vie ») et une approche de pollinisation croisée à l’égard de la science autochtone et de l’éducation sur le terrain. Le fondement se trouve dans les normes anichinabées relatives à la langue, au territoire et à la réciprocité. 
  3. Augmenter dans notre communauté la compréhension des besoins des Autochtones et développer les capacités de répondre à ces besoins.

Le projet permet à des étudiants de se rendre à des événements, comme ImagiNATIVE; des fonds sont alloués à des activités communautaires, un partenariat est établi annuellement pour le festival du conte Gchi-Dewin et un soutien est accordé à la coordonnatrice de projet pour des activités sur le terrain. La construction du wiigwaasi jiimaanke (canot d’écorce de bouleau) par la Première Nation Shawanaga est un moment fort. La construction d’un autre canot, prévue en 2019, mobilisera et habilitera les jeunes autochtones. La participation communautaire sera la bienvenue. La coordonnatrice de projets, qui a un accès unique à l’école secondaire locale, prête son concours dans les classes autochtones et non autochtones. Elle a conçu de nouveaux programmes, accueilli des aînés et des gardiens du savoir et fait la promotion des langues, des activités culturelles et des arts. Les jeunes leaders autochtones bénéficient d’un soutien accru, et les établissements d’enseignement (secondaires et postsecondaires) créent de plus grandes possibilités d’apprentissage culturel.

Question 7 : Quelles sont les conclusions tirées? Quelles suggestions donneriez-vous à d’autres réserves de la biosphère sur la façon d’avancer?

Les éléments et exemples qui suivent ne se veulent pas une liste à cocher pour la réconciliation; ils sont plutôt le reflet partiel de la croissance, de l’apprentissage et des rappels de la responsabilité envers la terre, l’eau et les premiers peuples. 

  • Il faut poser des questions sur la forme que la participation de la GBBR peut prendre et sur le désir que la GBBR participe – Il est important de reconnaître que les dynamiques du pouvoir sont une réalité et de se rappeler que nous sommes « experts » dans nos propres domaines et que tous ne comprennent pas le mandat de la GBBR.
    • Mettre en valeur les Premières Nations dans différents projets de la GBBR comme State of the Bay et Amazing Places.
  • La réconciliation ne se limite pas à une seule activité isolée. Elle est plutôt un processus d’établissement de relations et de soutien apporté à la communauté de différentes façons : 
    • Demander au personnel de rencontrer individuellement les chefs et les conseils pour qu’il explique ce que fait la GBBR et pour qu’il explique ce que nous pouvons faire pour aider les communautés.
    • Trouver les sources de financement permettant à embaucher plus d’employés autochtones. 
  • Une présence constante et une participation active sont nécessaires – participer aux pow-wow et aux activités locales, rencontrer la communauté, et accepter les idées de la communauté et la participation à des projets et à des programmes en :
    • soutenant les efforts des bénévoles; o appuyant financièrement les activités organisées par les Autochtones. 
  • Lorsque des erreurs surviennent, une responsabilité doit être assumée. Par la suite, il convient de travailler avec le personnel et les membres de la communauté afin de présenter des excuses et d’élaborer une meilleure stratégie pour l’avenir – particulièrement en ce qui a trait à la responsabilité de la GBBR et à son processus d’engagement et de consultation au sujet de ses idées de programmes.
  • Les possibilités d’apprentissage qui ont trait à l’éducation culturelle et sur le terrain doivent être transmises au personnel et aux membres du conseil d’administration. De plus, il convient d’inviter d’autres partenaires et personnes de la communauté à participer avec nous.
  • Il convient de comprendre ce qu’est la traduction et de savoir comment traduire les concepts culturels, les idées et les langues en signalisation, documents et publications, tout en explorant de quelle façon l’échange culturel respectueux devrait avoir lieu :
    • Sensibiliser à l’appropriation culturelle : qu’est-ce qui peut être partagé par des non-Autochtones et qu’est-ce qui peut être enseigné/partagé de façon appropriée uniquement par des Autochtones.

Les possibilités sont considérables. Il y a beaucoup de liens étroits à établir entre ce que nous entendons être nécessaire et voulu et ce que nous faisons. Fondamentalement, nous devons explorer avec les communautés de Premières Nations – explorer de façon officielle avec leurs gouvernements et de façon informelle avec les groupes citoyens et les membres des communautés.

La GBBR peut-elle soutenir les communautés autochtones dans son travail? De quelle manière? Quel rôle devons-nous jouer pour rapprocher les communautés autochtones et non autochtones ainsi que pour fournir des occasions d’enseignement sur les torts qu’ont réellement subis et que continuent de subir les communautés? Quelles sont les meilleures façons de travailler à la réconciliation?

Réflexion et reconnaissance finales

« L’organisme d’employés et de bénévoles dévoués qu’est la biosphère de la baie Georgienne reconnaît qu’il est situé en territoire anichinabé. Nous souhaitons reconnaître que nous comprenons que notre organisme profite de la colonisation, du privilège et du déplacement des premiers peuples de ce territoire, puisque nos bureaux sont situés là où Ziigwaan (rivière Seguin) rencontre Mnidoo Gamii (baie Georgienne). 

Nous respectons et reconnaissons les droits et la gouvernance intrinsèques des Anichinabés antérieurs à la Confédération. La GBBR reconnaît également que les droits des Anichinabés sont légalement reconnus dans le Traité Robinson-Huron de 1850. 

En ce qui concerne le territoire que la GBBR considère comme son lieu d’appartenance, nous prenons au sérieux notre responsabilité d’établir des liens avec les peuples autochtones, le savoir et les façons d’être. Nous voulons reconnaître que le travail qu’effectue la GBBR, comme celui qui a trait à l’éducation, la conservation et l’intendance, se poursuit en raison de la résilience autochtone, qui existe depuis des temps immémoriaux. Nous souhaitons exprimer notre gratitude envers nos relations anichinabées, qui montrent continuellement la voie de la durabilité, du respect et de la réciprocité.

Miigwetchwendam, Ishkakiimakwe – Nous sommes reconnaissants, Mère Nature. »

Soutenez le travail de nos régions de biosphère

Rejoignez-nous pour construire des communautés résilientes, protéger la nature et créer un avenir durable pour les générations à venir.

En savoir plus
A photo of boats at Alma Warm in New Brunswick.